Hypnolimit

Hypnolimit vise à rétablir l'harmonie intérieure de l'être humain afin qu'il réalise l'unité dans tous ses aspects (physique, mental, émotionnel, énergétique et spirituel) et évolue en pleine conscience, dans la paix et le bien-être.

"
Un développement harmonieux et sain à tous les niveaux de l'être est la clé de toute réalisation."
Guillaume BOTTOLLIER


Coaching, psycho-énergétique, hypnose d'éveil et éricksonienne - bien-être, réalisation personnelle et spirituelle - Relation d'aide, conférences, séminaires, cours, etc.


Guillaume BOTTOLLIER-CURTET
26, route de la Grangeat

74700 - DOMANCY

Tel. 06.09.01.50.53

Hypnose et transe

L'hypnose est un état naturel de relaxation profonde du corps et de l'esprit qui permet l'accès à des états de conscience propices à la mise en place d'un changement. Cela va de la favorisation d'une guérison à la résolution complète de troubles psychiques et physiques, ou encore à une transformation intérieure profonde afin de réveiller la totalité du potentiel latent de l'individu (confiance, assurance, intuition, créativité, lucidité, concentration, etc.).

La transe est utilisée depuis les temps les plus reculés (guérisons chamaniques, magnétisme etc.) pour accéder aux ressources inconscientes de l'être ainsi qu'à sa partie la plus élevée, la plus ultime, appelée le Soi, la Conscience, ou encore le Guide intérieur, le Maître intérieur, etc. Celle-ci contient toutes ses connaissances passées et futures, et est la source de toute sa connaissance, de toute sa sagesse, et de toute guérison et évolution véritable. C'est l'Être intemporel et infini qui se trouve à l'arrière plan de toute manifestation.

Milton Érickson, père fondateur de l'hypnose, était bien connu pour l'entretien particulier qu'il avait avec cette partie de lui-même, ce qui lui permettait de faire preuve d'un génie thérapeutique hors du commun. La plupart des grand sages ou génies que l'humanité a connu étaient d'ailleurs tous plus ou moins en harmonie avec cette Conscience-Intelligence naturelle bien souvent inexploitée consciemment.

Les états de conscience modifiée permettent l'accès à d'autres niveaux de réalité plus ou moins inconscients (rêves, plans de conscience transcendants, énergie spirituelle, etc.) pour nous mener progressivement à la connaissance de ceux-ci et à leur maîtrise (voie chamanique).

L'hypnose est un apprentissage, et la capacité de chacun à entrer dans un état de transe est naturelle. L'hypnose est un état de VEILLE et de CONSCIENCE ÉLARGIE. Elle est donc différente du sommeil. Lors de la transe, les ondes cérébrales fonctionnent généralement en Alpha et peuvent aussi ralentir plus profondément - tout dépend de la disposition intérieure du moment et de l'objectif recherché.

Ces états sont toujours sains et naturels. Ils nous amènent même à découvrir de nouvelles possibilités de fonctionnement et d'apprentissage qu'ignore bien souvent l'être humain.


"Vous savez beaucoup plus que vous savez que vous savez." Milton Érickson

Libération et Réalisation

La libération dont il est question, en ce qui concerne la démarche globale à mener, consiste à se débarrasser des mémoires lourdement chargées de peur, d'espoirs, de souvenirs, d'émotions et autres "programmes" qui agissent au plus profond de notre inconscient et entravent notre liberté de vie et notre clarté de vision.

Ces mémoires libérées, les liens et les noeuds dégagés, l'énergie que nous avions perdue nous est alors restituée et nous retrouvons une légèreté d'être et une vitalité décuplées.

C'est le principe de la récapitulation chamanique, qui consiste à revivre sous forme de rêve éveillé des expériences passées afin de nous libérer de la charge énergétique qu'elles ont créé, débloquer les liens qui s'étaient formés, et ainsi pouvoir faire le deuil et récupérer l'énergie qui avait été dispercée. Les facettes inconscientes de notre psyché sont alors "exorcisées" et peu à peu nous retrouvons notre paix originelle et la conscience accrue qui va en découler.

Cette mise en oeuvre de libération et d'harmonisation mène donc progressivement à la réalisation d'un état d'équilibre qui se manifestera au sein de notre existence par une paix et une conscience décuplées sur lesquelles nous contruirons notre vie en toute liberté.

L'individu va donc quitter le rêve de sa vie pour commencer à vivre son existence dans un état de totale conscience et de liberté d'être nouvelle.

"La récapitulation de notre vie ne cesse jamais, peu importe la perfection avec laquelle nous l'avons accomplie auparavant. La raison pour laquelle la moyenne des gens manque de volonté dans leur rêve est qu'ils n'ont jamais récapitulé, et que leurs vies sont pleines à ras bords d'émotions lourdement chargées, tels que souvenirs,espoirs, peurs, etc." Carlos Castaneda

Rencontres informelles

Ces entretiens ont pour but : la réalisation du Soi, de la Conscience, de l’Absolu, l’Éveil à notre véritable nature. C’est là l’enseignement de la non-dualité, le tronc commun de l’Advaita Vedanta, du Zen ou Ch’an, et autres voies spirituelles traditionnelles.

 

Sous forme de rencontres, d’entretiens, Guillaume BOTTOLLIER vous propose de vous éveiller à votre Être véritable, cet espace indéfini, infini, absolu et sans forme, source de paix ultime, de joie et de sagesse. Cela passe par la transcendance des conditionnements mentaux et de l’ego, par le silence et l’observation de la présence tranquille.

 

L’éveil ou illumination, est la re-connaissance soudaine de la non-dualité.

 

La réalisation du Soi, est l’établissement permanent dans la félicité et la paix de notre être naturel.

 

La méditation, l’auto-hypnose, et autres techniques, ne sont que des outils sur le chemin de la réalisation ultime de notre être.

 

Ces entretiens sont ouverts à tous et la participation est libre.

Renseignements au 06.09.01.50.53 ou  par e-mail.

"Je n'ai rien à enseigner. Je m'exprime qu'à partir de ma propre expérience et rien de ce que je dis ne constitue une vérité ultime. Je ne suis ni guru, ni maître. Je suis juste à disposition de quiconque désir réaliser son être naturel et spontané." Guillaume BOTTOLLIER-CURTET

Cours auto-hypnose et hypnose

Transe-formation

L’auto-hypnose est une des approches les plus efficaces en matière de transformation personnelle.


Elle apporte une amélioration très positive concernant tous les troubles physiques et psychiques, quand ce n’est pas une résolution complète. Elle apporte bien-être et sérénité, ce qui en fait l’outil le plus efficace contre le stress et le manque de confiance en soi. Elle amène à une véritable « assise intérieure » qui donne de la stabilité à notre vie.


C’est aussi un outil formidable de développement de l’intelligence créative, du génie et de l’efficacité à tous les niveaux.


Elle permet un changement concret et rapide et peut constituer un point de départ à une quête plus profonde de transformation de l’être tout entier, afin d’être véritablement soi et d’exprimer notre véritable nature pour transformer notre vie.


Loin de l’image fausse qu’on pourrait en avoir, elle s’apparente à un état de relaxation physique et psychique qui permet de se reconnecter à nos plus puissantes ressources inconscientes, pour transformer notre état intérieur selon nos aspiration véritables.


L’état de conscience élargie qu’elle permet constitue la base de toute approche plus poussée de recherche intérieure (voie d’éveil), car de l’inconscient qui influençait votre vie, vous pouvez alors passer à la pleine conscience…


Le cours commence quand un nombre minimum de participants est réuni et se fait selon la demande.

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Jeudi 25 juin 2009
Article mis à disposition à titre d'information seulement. A lire avec pragmatisme.


Sans forcer l’éveil, il existe des outils d’accompagnement pour activer l’ADN. Ces outils se sont que secondaires et en aucun cas ils ne peuvent précéder le travail sur soi et notamment celui du corps émotionnel.


D’une manière globale, l’ensemble des techniques énergétiques agissent positivement sur l’activation ADN : prière, méditation, yoga, Qi Gong, Reiki, chamanisme, flamme violette, rayons, couleurs, sons, mantras sacrés…

Tout ces outils restent cependant secondaires pour l’ascension. Ils agissent  d’autant plus que l’on entreprend une quête spirituelle et un travail sur soi avec un tiers indispensable en tant que miroir de son âme. L’essentiel est dans l’essence et non dans les outils.


L’activation de l’ADN peut se pratiquer par des méthodes agissant directement sur l’ADN comme celle de Kishori Aird (l’ADN démystifié) ou d’autres protocoles. Le résultat de ces méthodes se fait à hauteur du travail spirituel entrepris. Il serait illusoire de penser à une résolution de ses problèmes par de simples protocoles récitées. L’effet est donc très variable d’une personne à l’autre. Il est de plus souhaitable de réaliser par soi-même un tel travail et non en tant que seul récepteur. Beaucoup d’illusions sont générées par l’effet réel de telles méthodes. Cette illusion est d’autant plus grande, qu’une perte d’ancrage accompagne un travail accompli sans puissance spirituelle. Le manque d’ancrage constitue un frein majeur pour l’ensemble des spiritualistes que ce soit par exemple par les protocoles ADN, le Reiki ou toute autre approche énergétique. Il s’agit là, dans de nombreux cas,  d’une stratégie de l’inconscient pour échapper à la résolution de ses blessures d’être.

Extrait de http://www.bulletinsvibratoires-d-arabelle-et-nagual.org/recherches/2009/03/26/adn-et-evolution-de-conscience/

Par Guillaume BOTTOLLIER - Publié dans : Théorie, métaphysique, évolution
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Mardi 16 juin 2009


Que vous viviez des expériences apparaissant comme douloureuses ou effrayantes, comme difficiles et incompréhensibles, dans le cadre d’une évolution intérieure consciente ou simplement à travers votre expérience personnelle de vie, apprenez à mettre en pratique ce qui suit :

 

Détachement et confiance totale envers tout ce qui se présente. Rester libre de toute pensée, de toute identification, de toute interprétation, de tout jugement. Observation du phénomène, de la manifestation quelle qu’elle soit avec le plus grand détachement et la plus grande confiance.

 

Savoir et se rappeler constamment que tout est l'oeuvre de l'énergie de vie et est juste et adapté à la situation. C’est cette énergie, ce courant vital qui nettoie, purifie, libère, équilibre, harmonise, efface les anciens programmes inconscients de peur, de culpabilité, de croyances erronées etc., et qui circule librement dans l’organisme humain et au dehors lorsqu’il n’est pas bloqué par notre mental et notre résistance alors :

 

LACHEZ PRISE TOTALEMENT ! ABANDONNEZ TOUTE RÉSISTANCE MENTALE A CE QUI SE PRÉSENTE DANS VOTRE EXPÉRIENCE DE VIE ! TOUT EST JUSTE, TOUT ARRIVE POUR VOTRE ÉVOLUTION LA PLUS PROFONDE !

 

Laissez tomber toute résistance par rapport à la souffrance, qu’elle soit de nature physique ou psychologique, soyez vide de tensions mentales et physiques ! Quand le corps est tranquille, le mental est paisible aussi – alors - Accordez le plus de temps possible à vous détendre et vous relaxer, à méditer, à marcher dans la nature, à contempler de belles choses, et observer le monde et la vie. Toute activité menant à la détente, au plaisir et à la relaxation est bonne pour laisser libre cours aux processus qui sont à l’œuvre dans votre organisme et votre psyché. Ces processus sont des mécanismes de rétablissement naturels, qui sont organisés par l’énergie de vie ou vitale.

 

Reprenez contact avec votre nature sensible, laissez entrer la dimension féminine dans votre être, dans votre vie, que vous soyez homme ou femme. Apprenez à devenir réceptif, ouvert, à tout sans exception et sans jugement aucun. Ouvrez-vous totalement au monde, aux autres, et à la vie. Cela ne fera qu’aider les changements intérieurs que vous vivez à se poursuivre de façon saine et fluide, avec de moins en moins de tension, de souffrance, et de plus en plus de simplicité.

 

Nous devons accorder un soin particulier à ce qu’on nomme « maladie », mais il faut savoir que celle-ci est un programme naturel de l’organisme qui permet à celui-ci de se rétablir, et non une fatalité. C’est une bénédiction en quelque sorte, quand elle est vue pour ce qu’elle est. Toute manifestation physique ou psychique dite « anormale » est le produit d’une cause qui est souvent de nature inconsciente. Tout s’organise au sein de l’existence par cette force de vie naturelle qui régente la vie et l’univers tout entier. C’est la même énergie qui fait passer le corps de l’état de fœtus à l’état adulte, en passant par le corps d’un enfant en croissance, qui fait que les végétaux grandissent et meurt, tout comme c’est toujours elle qui organise la rotation de la terre, le mouvement des planètes et des étoiles.

 

Ce que chacun se doit de faire aujourd’hui est de s’accorder au maximum avec cette énergie de vie afin qu’elle fasse son œuvre sans aucune résistance, librement, naturellement.

 

C’est cette même énergie qui régénère votre corps et votre esprit pendant votre sommeil, qui fait que l’organisme se rétablit naturellement après une séquelle physique, qui organise toute vie et répare, rétablit l’équilibre de toute chose lorsque celle-ci fût perturbée.

 

Cette énergie est de nature plus ou moins électro-magnétique, elle parcourt tout l’univers et est à l’origine de la matière même, ce qui est prouvé aujourd’hui par les dernières découvertes scientifiques. Les chinois l’appellent « Qi », les indiens l’appellent « prâna », etc. La religion l’a personnifié sous le nom de « Dieu », mais il ne s’agit pas d’une entité, mais d’une énergie qui constitue et parcourt toute vie et qui organise toute structure dans l’univers. Ce courant vital est non seulement pure énergie, mais aussi une forme d’intelligence autonome, de conscience, qui fait son œuvre naturellement au sein de la création. Elle n’est dirigée par aucune entité, ni aucun pouvoir, est totalement autonome dans son fonctionnement et se crée et s’annule par elle-même. Elle est une sorte de composante universelle qui anime toute vie.

 

Cette énergie émerge du point 0, du vide, du néant. C’est pourquoi plus l’être humain se fait vide (absence de tension, de pensées, de résistance, donc relaxation, détente, et harmonie) et plus il est parcouru en abondance par cette énergie vitale qui régénère son organisme, qui lui apporte santé, force, vitalité, intelligence, conscience et créativité, et fait ce qu’elle a à faire, de la guérison jusqu’au maintient de la santé et aussi la poursuite de l’évolution de l’être humain, son développement physique, intellectuel et spirituel. C’est elle qui nous a fait passer de l’animal primitif à l’être humain dit « intelligent » d’aujourd’hui, mais qui malheureusement n’exploite qu’une infime parcelle de cette intelligence. Non pas qu’il soit stupide, il est tout juste ignorant de son véritable potentiel. Par opposition à la peur de ne pas être, on trouve aussi la peur d’être ce qu’on est vraiment…

 

La neutralité totale, à la fois mentale et émotionnelle, autrement dit, l’état méditatif constant, la pleine présence, la pleine conscience, permettent à cette énergie de préserver son état originel et de circuler librement en abondance dans tout le corps et de le faire bénéficier de ses vertus.

 

C’est cette énergie qui organise tout votre vie, que vous l’acceptiez ou non, et qui engendre la souffrance lorsque son flux est bloqué par la résistance, l’insatisfaction, les émotions négatives, le stress, la peur, ou tout autre blocage d’origine mental, conscient ou d’ordre inconscient. Lorsqu’une canalisation est bouchée, forcément vient un moment où ça fait mal et où ça explose si l’énergie qui coule n’est pas débloquée avant par la levée de ce qui entrave sa libre circulation ; et c’est alors qu’apparaît le trouble (maladie, stress, tension etc.).

 

Alors, quelque soit le moyen utilisé, la technique ou l’activité, si vous avez la possibilité de faire de votre mieux pour vous accorder à cette énergie naturelle, faites-le ! Cela n’en aura que des répercussions positives sur votre existence, voir même une transformation positive totale de votre être !

 

Je rajouterai en guise de conclusion que nous vivons actuellement de grands changements sur la planète, que ceux qui ont des yeux pour voir en prennent conscience. Et j’affirme que l’étape suivante dans l’évolution de l’humanité est ce passage à un état d’harmonie avec le courant naturel de la vie, le passage de l’attitude masculine extrême à la réceptivité féminine, l’amour, l’acceptation, l’intuition, le cœur, contrairement au pouvoir de l’ego, de l’intellect et de la raison.

 

Tout est bon pour accompagner ce changement planétaire : méditation, relaxation, marche dans la nature, alimentation saine, ouverture de la conscience, acceptation, lacher prise, etc. etc. Et surtout, surtout, tant que vous pouvez : soyez VOUS ! Faites-vous plaisir ! Amusez-vous ! Soyez heureux ici et maintenant ! Le bonheur est un état intérieur qui ne dépend de rien à l’extérieur de soi. Prenez la vie avec légèreté et adaptation. Acceptez de vous accordez de plus en plus naturellement à ce qui change en vous et autour de vous.

 

A disposition pour toute question. Belle évolution à tous.

PS : attention, tout ce qui figure dans cet article comme sur l'intégralité de ce blog ne peut remplacer un traitement médical. Chacun comprendra qu'il s'agit d'une optique de vie holistique, globale, qui ne rejette en aucun cas les méthodes de soins traditionnels mais constitue un complément au bien-être et à une vie heureuse et épanouie. Merci de votre compréhension.
Par Guillaume BOTTOLLIER - Publié dans : Théorie, métaphysique, évolution
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Lundi 15 juin 2009


Par Laura Winckler et Frédéric Blanchard

Article paru dans la revue 178 de Nouvelle Acropole 


L’ego


L’ego est le siège de la conscience :  c’est lui qui permet de se sentir séparé de la mère et du reste du monde et d’être une entité pouvant à son tour affecter le monde. 

L’ego adulte développe des capacités visant à satisfaire divers besoins, physiologiques, de sécurité ou d’insertion sociale.


L’enfant jeune est faible, vulnérable et dépendant de ses parents et de son environnement.  A ce stade, son ego n’est pas encore formé.  Par la suite, ce dernier commence à remplacer les parents et acquiert des fonctions protectrices.  Sa deuxième tâche consistera à relier l’individu au monde environnant, lui apprenant à survivre, puis à s’insérer socialement et à réussir dans la vie.  Certaines épreuves  permettront de fortifier l’ego. Notre ego ou notre moi est la partie consciente de nous-mêmes qui se différencie de l’océan des potentialités de l’inconscient collectif.  Pour s’affirmer il devra rompre, d’une certaine façon, avec le milieu d’où il est issu.  L’ego est un outil, l’image de notre moi, notre persona, un masque.  Cependant, une fois complètement développé, il doit être vidé de son contenu afin de devenir l’enveloppe qui héberge et porte l’âme (l’acteur), sans que la rencontre entre ces deux dimensions soit vécue comme un drame. Cela suppose un ego bien développé et correctement formé, conscient de ses limites et de ses qualités, tel que l’acquiert le Héros pendant la préparation de son périple :  l’optimisme de l’innocent, l’entraide de l’Orphelin, le courage du Guerrier, la générosité du Bienfaiteur.

Cette personnalité bien intégrée en elle-même et dans son environnement sentira alors l’appel de l’âme, d’une force qui la conduira vers la quête de son destin.  C’est seulement à ce moment-là que peut commencer la traversée.

L’âme

L’âme, pour se réaliser sans encombre, a besoin de la coopération et de la présence de l’ego qui a du bon sens et les pieds sur terre.  Disons que Don Quichotte se fera accompagner de Sancho Pança pour partir en quête du trésor ou des mystères de la vie.

Pour Jung, l’âme symbolise souvent notre psyché ou le point par lequel s’expriment les archétypes de l’inconscient collectif.  Elle est la partie de notre psyché qui nous connecte avec ce qui est éternel et procure la sensation de sens et de valeur à notre vie.

Nous commençons à nous occuper de l’âme lorsque nous ressentons le besoin de comprendre le sens de la vie, le sens de notre vie, que nous cherchons à nous relier au cosmos.
Elle rend possible le sens de l’unité.  Malheureusement, dans nos sociétés où on la refuse, elle est contrainte de s’exprimer à travers les fissures ou les failles de la vie, dans certains moments de trouble ou de souffrance, ou bien lorsque nous traversons les grandes crises de l’existence :  les  transitions entre l’enfance et l’adolescence, entre l’adolescence et l’âge adulte, lors de l’entrée dans la maturité puis dans la vieillesse, enfin face à la mort.
Dans ces moments liminaux, donc de passage, où il n’y a plus ni certitudes, ni sécurité, l’âme parvient alors à s’exprimer, dans la souffrance parfois ou à travers des comportements négatifs et autodestructeurs.

De nombreuses sociétés traditionnelles ont élaboré des mythes et des rites, notamment d’initiation, pour aider à ces mûes de l’âme.  Le but de l’initiation étant essentiellement de comprendre avec le langage de l’âme, par le vécu, ce que signifient les expériences de la vie.
La traversée du Héros est une initiation aux réalités du périple de l’âme.  Elle nous demande de contrôler notre vie pour ensuite nous en détacher, abandonner la peur du vide, de la mort, et être prêts à expérimenter la totalité de la vie.  Pour cela, il nous faut élargir l’étroit champ de vision de l’ego, nous détacher des sentiments, de la quête mais tôt ou tard il nous faut atteindre les mystères centraux de la vie et apprendre la mort, la passion, la naissance, la création, en tant que mystères.

Sans l’âme, nous sommes pareils à des automates : nous effectuons tous les mouvements possibles, mais ils manquent de sens.  L’initiation nous offre l’opportunité d’expérimenter le sens de la vie et, grâce à elle, d’apprendre la quête de dépassement du Chercheur, le détachement du Destructeur, l’engagement de l’Amant et, finalement, l’union avec notre propre âme qui permet la naissance d’un nouveau Soi, le Créateur.
 


Le Soi


Le Soi est l’expression de l’intégrité, le point final du processus d’individuation.  La traversée est achevée, le trésor retrouvé, et nous sommes de retour dans le royaume qui se transformera en fonction d’un nouveau principe ordonnateur.

L’essence du Soi est le paradoxe, car il nous permet de vivre ce qui est singulier et unique en nous et, en même temps, met notre ego en relation avec la dimension transpersonnelle.  A son niveau, le vie n’est plus perçue comme une lutte mais comme une source d’abondance.  Nous devenons les rois et les reines de nos propres domaines et si nous sommes fidèles à notre Etre intérieur (le Soi), nous faisons fleurir la terre desséchée.  Le soi est donc profondément blessé si l’ego et l’âme sont déconnectés. Sa réalisation demandez d’assumer pleinement nos responsabilités et de les intégrer à notre conscience.

Si l’éveil de l’ego fait surgir le particulier de l’universel, le multiple de l’unité, le retour au Soi permet de réintégrer le particulier à l’universel, le multiple à l’Un.  Par la force de restitution et le lien créé par l’homme avec Dieu et toute la création, l’être refait en lui l’unité perdue.

Tout grand Gouvernant a besoin d’un Magicien pour prédire le futur, pour soigner les malades, pour créer des rituels qui relient les hommes au cosmos et maintiennent la liaison permanente avec la dimension spirituelle de la vie.  Il peut aussi avoir à ses côtés un Sage qui lui donne des conseils objectifs et le sort de sa subjectivité.  Et aussi un Bouffon, capable de réjouir le château et de dire au Gouvernant de terribles vérités. Le Gouvernant le Mage, le Sage et le Bouffon s’aident mutuellement et contribuent, grâce à leurs talents, à produire un royaume salutaire, prospère et joyeux.  Ils symbolisent les quatre aspects du Soi intégré.


L’ombre


Nous nous savons tous porteurs d’une ombre, sorte de personnage dont la silhouette se compose de tout ce que nous refoulons et qui ne cadre pas avec l’apparence sociale que nous voulons nous donner.  Cette ombre est le dragon qui se nourrit, dans l’homme mûr et bien sous tous les rapports, de tout ce que son moi refuse à intégrer consciemment.  C’est le premier aspect de chaque archétype à reconnaître si l’on veut avancer dans le processus d’individuation.

La difficulté réside dans le fait que l’ombre est généralement repoussante mais qu’elle porte en elle la régénération de la vie consciente.  Elle repousse et fascine, et se laisse ainsi facilement projeter sur autrui pour éviter d’avoir à reconnaître qu’elle fait partie de nous-mêmes.
L’ombre peut se manifester par des omissions (actes manqués …) ou par des actes impulsifs, commis par inadvertance.  Elle est avant tout personnelle, mais s’enracine aussi, comme l’illustre image quasi universelle du diable, dans l’inconscient collectif.  Tout peuple a son diable, trop souvent projeté sur ceux qu’il ne parvient pas à intégrer dans sa vision du monde.

L’ombre pose un problème moral à l’individu car elle peut contenir aussi bien des qualités que des défauts.  La morale commune, ou celle qui a baigné l’individu dans sa jeunesse, est le plus souvent incompétente pour juger de la vraie nature de l’ombre :  constructive ou destructive ?  Plus qu’une morale conventionnelle et sociale qui rassure par ces concepts arrêtés de ce qui est bien ou mal, c’est d’une philosophie du risque, du combat intérieur et de la responsabilité des choix qu’il implique, que l’homme a besoin dans cette aventure.  Il ne dépend que de lui que l’ombre soit son amie ou son ennemie.  Elle ne devient hostile que si elle est ignorée ou traitée avec incompréhension ;  elle ne peut se transmuter que si le moi accepte l’aide du Grand Homme :  du Soi.  La quête du Soi est à l’image de celle du Grâal ou de toute quête initiatique de l’immortalité au sens spirituel du terme.

S’engager dans cette voie, c’est donc déjà accepter le fait qu’une crise n’est pas une fatalité insurmontable mais l’opportunité d’une nouvelle naissance par un dialogue constructif avec l’ombre : de là peuvent naître de nouveaux comportements, plus ouverts, plus riches.  Une connaissance approfondie des mythes peut être d’une grande utilité car ils nous parlent, notamment des plus archaïques, un langage pas encore contaminé par une morale trop rationnelle et peuvent ainsi éveiller des images positives de dialogue avec l’ombre.

Par Guillaume BOTTOLLIER - Publié dans : Théorie, métaphysique, évolution
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Vendredi 12 juin 2009

L’amour limité à un individu n’est pas l’amour, mais une construction du mental, une forme d’attachement née de l’identification à l’objet de cet « amour ». Le manque d’amour inconditionnel des uns crée une barrière vis-à-vis des autres. C’est le jeu du « je t’aime – moi non plus ». L’amour véritable n’en a pas toujours la couleur. Il est souvent teinté de toutes les contradictions qui émergent de chaque ego. Il est pour ainsi dire très difficile de s’abandonner à cet amour authentique, car il n’attend rien en retour, et il demande ainsi un sacrifice, le sacrifice de notre fausse identité, du faux « je », pourtant impossible à abandonner totalement pour celui qui aspire encore à une existence au sein du monde social, à jouer son rôle dans son travail comme à d’autres niveau de sa vie ; nous devons donc tant bien que mal apprendre à nous adapter. Cet amour demande également l’abandon de toute attente, de tout désir, ce qui est difficilement conciliable avec les attentes sociales, professionnelles, ou parfois familiales ou affectives, car nous sommes sans cesse en attente de quelque chose ; quand ce n’est pas la reconnaissance, nous recherchons la sécurité et nous accrochons à tout ce qui peut donner l’illusion de nous la procurer. La première étape sur le chemin nécessite donc un abandon total de tout vouloir.

Ainsi, celui qui a acquis un minimum de conscience de cet état d’amour non-duel ne peut que se « protéger » de l’ignorance des autres en ce qui concerne leur nature véritable, leurs désirs, leur attentes, etc., car ceux-ci ne sont alors pas tous dans une posture d’amour inconditionnel et inconditionné, et la vie en communauté nécessite un minimum d’adaptation au sein de cette interaction. L’importance personnelle que chacun s’accorde est un obstacle sur la voie de l’harmonie générale. Il ne s’agit pas de renier notre personnalité mais de l’intégrer pour ce qu’elle est : un masque ; alors peut émerger notre être naturel paisible. Toutefois, ce masque est utile pour jouer le grand jeu social et naviguer au sein de ce monde. Il y a donc un juste équilibre à trouver entre l’absence d’ego et sa manifestation nécessaire à l’interaction avec les autres et la société…

La recherche constante du Soi permet de réaliser ce que nous sommes derrière les manifestations du mental et de l’ego, ces manifestations qui engendrent tant de confusion et tendent à nous posséder pour leur propre profit plus qu’à nous aider à atteindre une vision claire et dénuée de teinte égotique.

Lorsque cette conscience du Soi est plus ou moins réalisée, nous commençons à nous rendre compte de l’instabilité et des fluctuations de notre perception du monde et des autres. Nous adoptons alors de plus en plus naturellement une attitude de détachement et de non-jugement, car alors, nous prenons conscience que nous sommes loin, même infiniment éloigné d’une vision réelle des choses telles qu’elles sont dans leur changement et leur instabilité perpétuelle.

La vigilance et le détachement prennent alors toute leur place. La vigilance permet de se laisser de moins en moins surprendre, posséder par les différentes « énergies » qui se manifestent et dont la source d’origine est difficilement situable (souvent de nature inconsciente). Le détachement, lui, permet de laisser se faire ce qui à lieu sans y être identifié, donc sans conséquence « karmique », sans cause à effet, ce que le sage Ramana Maharshi illustrait par « l’action dénuée de désir est supérieure à la connaissance associée à la pratique ». Un état de vide mental laisse libre court à l’action d’une autre forme d’intelligence qui émerge directement de notre Soi et qui n’est plus le fruit de nos désirs et attentes égoïstes, et se déroule donc en harmonie avec le courant naturel de la vie.

La sagesse ne s’intéresse pas à atteindre la perfection telle qu’un esprit duel pourrait la concevoir mais à trouver notre place, notre équilibre au sein de cette perpétuelle dualité. Cette « perfection » est un idéal utopique impossible à réaliser. Ce que nous pourrions nommer « perfection » serait alors plutôt de trouver l’harmonie au sein de l’imperfection de la réalité conditionnée. La sagesse s’intéresse donc au côté pratique, à l’expérience directe et exclut ainsi toute pensée, toute considération, tout jugement. Elle diffère donc en ce point de la philosophie, qui elle n’est que pure spéculation mentale coupée de l’expérience directe. La voie du sage est un chemin d’apprentissage constant sur lequel rien n’est jamais interprété, jugé, condamné, mais où ne règne que l’observation des faits, des résultats, et ainsi se poursuit l’apprenti-sage de la vie, l’adaptation de notre « moi » égotique à la réalité manifestée, au monde, aux autres…


« Les potentialités de l’homme sont si grandes et si mystérieuses que
les guerriers, plutôt que d’y songer, ont choisi de les explorer, sans
espoir de jamais les comprendre. »

Comme l’exprime Carlos Castaneda ci-dessus, la voie de la sagesse ne s’occupe pas du pourquoi, elle ne s’occupe pas de la compréhension des mystères de la vie ; elle recherche simplement l’harmonie et l’adaptation au sein de ce monde et de ses règnes (humain, animal, végétal, etc.). Cette adaptation se fait progressivement et est sans cesse remise en question, à moins d’être un renonçant vivant retranché dans une grotte, nous ne pouvons être en harmonie parfaite et constante avec notre environnement. Car étant de nature divine, nous sommes toutefois limités par nos conditionnements, par nos tendances, par notre ignorance fondamentale ; et ce n’est qu’en reconnaissant notre ignorance ultime que l’on peut espérer se rapprocher de la sagesse et de la connaissance ultimes…

« Toutes vos idées vous enchaînent. Une fois que vous aurez compris que la connaissance n'existe pas, qu'elle n'est qu'ignorance, vous serez au niveau qu'il faut.» Maharaj

Trouver la non-dualité au sein de la dualité est le défi. Réaliser l’Unité au sein de la division. Réaliser l’harmonie avec son environnement. Selon l’advaita vedanta, il n’y a que l’Unité, le reste est une illusion ; ce qui est juste d’un point de vue non-mental. Toutefois, il existe différentes individualités qui sont toutes uniques et intérieurement non unifiés pour la plupart (conflits et contradictions intérieures plus ou moins conscientes). Donc même pour l’être plus ou moins réalisé, à moins de faire vœux de silence et d’abstinence à tous points de vue ou encore se retirer de la vie sociale, la dualité se présente et l’harmonisation progressive doit se faire par l’apprentissage lui aussi progressif.

Nous pourrions y voir une étape supplémentaire à la réalisation de l’Unité, et cela serait l’adaptation de cette réalisation harmonieuse dans le monde conditionné, afin que l’être réalisé et unifié, en paix avec lui-même, ne soit pas une proie pour la société mondaine…

Tout ce que j’écris, dis, ou expose, n’est que le fruit de mon expérience du moment et ne constitue en rien une vérité quelle qu’elle soit. Chacun est libre de l’interpréter comme il le souhaite et selon sa propre expérience. Le jugement, découlant de l’ignorance, devrait être exclu de toute approche ; cela constitue selon moi l’attitude la plus sage. D’un point de vue non-duel, tout est bon à écouter, à prendre, car tout est support de vérité en soi.
Par Guillaume BOTTOLLIER - Publié dans : Théorie, métaphysique, évolution
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Vendredi 12 juin 2009

La réalité telle que nous croyons la percevoir ne serait-elle qu’une illusion ? Avons-nous seulement le sentiment d’être un individu et d’expérimenter les sensations, les émotions, et tout ce qui est à portée de nos cinq sens ? Évoluons-nous au sein d’une réalité qui n’a que l’apparence d’être ce qu’elle paraît ? Rêvons-nous éveillés ?

C’est ce que prétendent bon nombres de traditions qui dans le fond se rejoignent, telles que le bouddhisme, l’advaita, ou le chamanisme, pour lesquelles, et en particulier la dernière, tout n’est qu’un enchevêtrement de codes et de lignes énergétiques.

Pour employer la forme affirmative, tout n’est que conscience et énergie. Les découvertes actuelles en physique quantique le prouvent. La réalité n’en a que le nom. Ce que nous croyons percevoir est un gigantesque hologramme qui donne l’impression d’être figé alors qu’en réalité tout n’est qu’énergie. Nous sommes une conscience identifiée au corps et aux manifestations perçues, ce qui est encodé dans notre psyché, comme un programme par une machine, et constitue alors notre carte de la réalité, mais certainement pas la réalité telle qu’elle est dans sa nature originelle.

Au travers de cette « réalité » manifestée se tisse toute une organisation sociale telle que nous la connaissons sous la forme du système politico-religieux qui nous dirige et qui constitue la société actuelle. Cette image est une monumentale imposture dans laquelle, pourtant, chaque conscience est emprisonnée ; chaque esprit est limité dans sa perception à la seule face visible de l’iceberg et n’évolue principalement que sur un niveau d’existence : celui de la matière, du monde manifesté. Ainsi, il est donc aisé d’être manipulé dans notre croyance de ce qu’est la réalité, et ceci au travers des croyances forgées, qu’elle soient religieuses, politiques, scientifiques ou sociales.

La Libération de cette prison psychique, qui maintient en activité nos conditionnements les plus profonds, ne peut être réalisée que par une première étape qu’est la connaissance intellectuelle, car sans elle, il serait impossible d’avoir la volonté de sortir d’une vision conditionnée puisque nous ignorerions alors que la réalité est toute autre que ce que nous pensons.

Vient ensuite le moment où, une certaine connaissance intellectuelle étant acquise, celle-ci doit être transcendée pour expérimenter réellement la nature de la réalité. Alors, nous abandonnons toutes nos idées préconçues, cette connaissance comprise, pour commencer à réaliser véritablement ce qui est au-delà de toute perception intellectuelle ou passant par nos sens physiques. C’est à ce moment là que nous commençons à percevoir intuitivement ce que sont le monde et les autres, ce qui remet alors en cause toute la conception que nous pouvions avoir jusqu’ici de l’existence…

Tout ceci dit, je vous invite à vous posez une question : et si ce que je crois qu’est le monde, l’univers, et moi-même, était bien au-delà de tout ce que j’ai pu imaginé jusqu’à maintenant ?

Bonne méditation.
Par Guillaume BOTTOLLIER - Publié dans : Théorie, métaphysique, évolution
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